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Gabon 1ère : Les DG défient le Ministre

Ce qui ne devait être qu’un mouvement d’humeur social s’est mué ce lundi matin en une véritable crise institutionnelle à la Maison Georges Rawiri. Alors que le ministre de la Communication, Germain Biahodjow, avait ordonné l’apaisement et la libre circulation, les directions générales de l’audiovisuel public ont choisi la méthode forte.

La scène qui s’est jouée ce matin devant le portail de Gabon Première dépasse le simple cadre syndical.

Des agents bloqués à l’extérieur, des listes de noms restrictives et l’exigence soudaine de signer une « fiche d’engagement » pour se dédouaner de tout vandalisme.

La direction semble avoir cadenassé l’accès au bâtiment. Pourtant, quelques heures plus tôt, les instructions venues du cabinet du Ministre étaient claires.

Elles demandaient un retour immédiat à la table des négociations et un accès libre aux locaux sur simple présentation de la carte professionnelle ou de la CNI.

Une insubordination affichée ?

Avec ce filtrage drastique, les Directeurs Généraux (DG) ont, de facto, opposé une fin de non-recevoir aux directives ministérielles.

Ce « lock-out » déguisé sonne comme un désaveu public de l’autorité de Germain Biahodjow.

Comment expliquer qu’une décision politique d’ouverture soit immédiatement contrecarrée par un verrouillage administratif sur le terrain ?

Pour le Syndicat des professionnels de la communication (SYPROCOM), il s’agit de « mauvaise foi ».

« C’est un manque de respect flagrant des instructions du Ministre », ce sont indigné les grévistes ce matin, soulignant l’incohérence entre le discours officiel et la réalité du terrain.

Pour éviter que cette crise de gouvernance ne s’enlise, il devra rapidement réaffirmer son autorité.

En attendant, à Gabon Première, le dialogue est rompu et les portes restent closes.

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